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Wrestlemania III - 1987



Chers amis, chers lecteurs, chers critiqueux qui ne peuvent s’empêcher d’inonder les courriels des chroniqueurs sans même dévoiler leur identité (l’article d’un de mes confrères, Johnny Jackal si je ne m’abuse, sur ce sujet était d’ailleurs un bijou que je vous invite à lire fortement), bienvenue à MA chronique. Oui, vous avez bien lu : c’est MA chronique, pas la vôtre alors vos petits commentaires impertinents, je m’en balance carrément : le junk mail est là pour ça. Bon, passons maintenant aux choses plus sérieuses c’est-à-dire : MOI! Certains d’entre vous me connaissent mais je dois me présenter puisqu’il s’agit de mes débuts sur ce site. Je m’appelle Danny Poirier, je suis âgé de 18 ans et je viens des Iles-de-la-Madeleine, le plus beau trou perdu du Québec, et j’en suis fier. Pour le reste, je suis un tyran despotique et un chialeux de premier ordre qui a toujours une critique à faire sur tout, en particulier en ce qui concerne les anciens Pay-Per-View.

Voilà ce qui m’amène au sujet de ma chronique d’aujourd’hui. On entend de plus en plus parler de WrestleMania 18, ce méga-événement qui aura lieu au Skydome de Toronto. Lorsque l’on se réfère à cette tradition annuelle, on passe rarement sous silence WrestleMania 3 qui a eu lieu en 1987 au Silverdome de Pontiac. En effet, plus de 93 000 personnes s’étaient entassées ce jour là pour assister à la confrontation désormais légendaire entre Hulk Hogan et Andre The Giant. Mais outre ce choc de titans, est-ce que le reste de la carte vaut la peine qu’un aussi grand nombre de gens se déplacent? C’est ce que ce review va tenter d’analyser.

WrestleMania 3


On voit tout d’abord les préparatifs qu’encoure un tel événement. Mean Gene Okerlund nous fait un résumé de l’organisation nécessaire et personnellement je préfère de loin le Fast Forward de ma télécommande. « Comble du bonheur », j’ai la version française et au lieu de Gorilla Monsoon et Jesse The Body Ventura, j’ai droit comme commentateurs à Gut Auray, Édouard Carpentier, Frenchie Martin et Roger Delaporte (un français innocent qui ne fait que 4 ou 5 petits commentaires tout le long du gala). Vince McMahon vient faire le discours d’ouverture (dire que 14 ans plus tard, il domine l’industrie et se fait baiser le cul par ses employés, le monde et les temps changent) et présente Aretha Franklin qui chante le traditionnel « America The Beautiful ». Rien à dire là-dessus, j’ai seulement hâte au premier combat et je suppose que vous aussi alors passons à l’action.

CAN-AM CONNECTION
VS
DON MURACO ET COWBOY BOB ORTON

Pour ceux qui ne se souviennent de Martel que dans sa gimmick de Model, vous devez absolument trouver des tapes du temps où il performait en équipe, que ce soit avec Tom Zenk ou avec Tito Santana dans l’équipe Strike Force. Encore une fois, lui et son coéquipier font preuve d’agilité face à une équipe assez musclée et réchauffent bien la foule qui entre dans le spectacle dès le départ. Le combat comme tel est plutôt court mais demeure un bon match d’ouverture alors que les favoris du public se sauvent avec la victoire suite à un plongeon de Martel sur Muraco.

GAGNANTS : CAN-AM CONNECTION
COTE : 6,2/10


On montre un vidéo relatant la rivalité entre Billy Jack Haynes et Hercules ainsi qu’une entrevue avec ce dernier.

BILLY JACK HAYNES
VS
HERCULES HERNANDEZ

Un match qui oppose deux homes forts, dont un qui est presque inconnu, on ne peut donc pas s’attendre à grand chose. C’est effectivement le cas car le rythme est lent tout au long du combat, Hercules s’acharnant sur le dos de son adversaire. Les deux combattants pratiquant la « Double Nelson » comme prise de finition, c’est donc à savoir lequel des deux fera abdiquer l’autre. Hercules réussit à porter la manœuvre le premier mais Billy Jack Haynes s’en sort pour l’appliquer à son tour. Hercules se dégage, les deux tombent à l’extérieur du ring et l’arbitre procède à un double décompte. Une fin en queue de poisson qui ne met pas un terme à la rivalité et qui laisse le spectateur sur son appétit. Après le match, Haynes tente de s’en prendre à Heenan mais Hercules réplique avec sa chaîne et on a droit à un « beau » bleeding de Billy Jack Haynes, chose rare pour la WWF de l’époque.

GAGNANTS : DOUBLE COUNT-OUT
COTE : 4,4/10


HILLBILLY JIM, HAITI KID, LITTLE BEAVER
VS
KING KONG BUNDY, LITTLE TOKYO, LORD LITTLEBROOK

C’était le début de la descente aux enfers pour King Kong Bundy. Après avoir fait les frais de la finale un an auparavant contre Hulk Hogan, il se retrouve opposé à Hillbilly Jim, l’ancêtre des Godwinns dénué de talent et deux nains dont on a jamais entendu parler. Je dois par contre noter, comme seuls points positifs, la présence de Little Beaver ainsi que la barbichette de Lord Littlebrook qui a vraiment l’allure d’une chèvre. Le match comme tel ne vaut même pas la peine d’être regardé et se termine par une disqualification lorsque Bundy attaque le « petit castor » ce qui provoque un des plus grands face turn de tous les temps alors que le japonais et l’anglais se retourne contre lui. Un match sans doute organisé pour démontrer que la WWF avait une diversité culturelle : un noir, un asiatique, un anglais, un amérindien, un bon gros américain pis … hum…Hillbilly Jim. Le fait demeure que le match est tout simplement pathétique.

GAGNANTS : HILLBILLY JIM, LITTLE BEAVER, HAITI KID (DQ)
COTE: 1,8/10


On voit une entrevue de Mean Gene avec Harley Race, Bobby Heenan ainsi que la Fabulous Moolah qui sert de “porte-couronne” pour l’occasion. On est en 1987 et Moolah a déjà l’air vraiment vieille, j’aime mieux pas l’imaginer 10 ans plus tard. Ah c’est vrai! La WWF l’a ramené dans un des angles les plus stupides de son histoire, désolé tout le monde.

JUNKYARD DOG
VS
HARLEY RACE

Avant que le combat ne débute, on nous dit que le perdant devra s’agenouiller et faire une reverence à son adversaire; youpidelidou que c’est intéressant! J’essaie d’avoir un certain intérêt mais au fond, je sais pertinemment le duel soporifique qui m’attend. Le Junkyard Dog est le lutteur le plus sur-évalué de la WWF à l’époque et Harley Race, un mid-carder sans plus. Mes doutes sont fondés : le rythme est lent, on s’envoie mutuellement à l’extérieur du ring, on retourne à l’intérieur…pour mieux ressortir, enfin vous voyez le genre. En bon gérant de l’époque, Heenan vient interférer et permet à Race d’appliquer, et je cite : une « finlandaise » qui n’est en fait qu’un « Belly-to-Belly Suplex », ratée par surcroît, Junkyard Dog étant trop gras pour être soulevé de manière correcte. Pour ceux que ça intéresse, après le match, JYD fait un semblant de révérence pour ensuite attaquer le roi avec une chaise. Vive le Hardcore (à noter le ton sarcastique sur lequel ce commentaire est dit).

GAGNANT : HARLEY RACE
COTE : 3.3/10


Entrevue avec la Dream Team, composée de Greg Valentine et Brutus Beefcake qui sont en compagnie de Dino Bravo et Johnny Valiant. Ce qui est bien des segments de l’époque c’est qu’ils sont brefs et concis. De plus, Bravo insère une petite phrase en français; juste de quoi réveiller ma fibre patriotique.

ROUGEAU BROTHERSVSDREAM TEAM

C’est pas pour me plaindre et parce qu’ils sont québécois, mais je trouve vraiment que les frères Rougeau ont été une des équipes les plus mal-utilisé de la WWF des années 80. Ils n’avaient peut-être pas le charisme et le talent nécessaire pour décrocher les ceintures mais il ne méritait pas de jobber autant. C’est bien sûr ce qui arrive dans le combat. Tous les lutteurs font preuve de talent (oui même Brutus Beefcake était pas si mal à l’époque), les Rougeau d’agilité surtout en appliquant leur manœuvre de finition : la Bombe québécoise. Cependant, suite à une distraction de la part de Beefcake, Bravo vient frapper Raymond par derrière ce qui permettre à Valentine d’assurer la victoire pour son équipe. Bravo et Valentine quittent ensemble en laissant Beefcake sur le ring. Je dois dire que j’ai absolument pas compris ce spot là. Si vous comprenez quelque chose à ça, écrivez-moi.

GAGNANT : DREAM TEAM
COTE : 6,6/10


ROWDY RODDY PIPER
VS
“ADORABLE” ADRIAN ADONIS

Pendant l’arrivée de Piper, on voit une entrevue qu’il a fait disant qu’il s’agira de son dernier combat. Hum, hum…au moins ça fait sourire quand on y pense! À part ça, Adonis est vraiment laid habillé en rose et arborant un œil mauve. Une autre gimmick qui passera à l’histoire en terme de médiocrité. Le match commence avec des coups de « strap » de part et d’autre. En fait, le match se résume en une bonne grosse séance de brawling ponctuée d’interventions de Jimmy Hart. L’énergie que met Piper (c’est quand même son dernier combat…haha) durant le match augmente l’intérêt des fans, heureusement car c’est pas dans un combat technique que ça aurait marché. Bref, après qu’Adonis eu porté la prise du sommeil et avoir cru obtenir la victoire, Brutus Beefcake (pas sensé être un Heel lui?) vient réveiller Piper qui porte à son tour cette « fameuse prise » pour la victoire. S’en est suivi une coupe de cheveux pour Adonis et une longue ovation pour Piper, bonne retraite mon Roddy.

GAGNANT : ROWDY RODDY PIPER
COTE : 5,8/10


BRITISH BULLDOGS/TITO SANTANA
VS
HART FOUNDATION/DANNY DAVIS

Pour que les fans un peu plus jeunes puissent se souvenir, l’équipe des Bulldogs était composée de Davey Boy Smith bien sûr et de Dynamite Kid, un excellent lutteur même supérieur à son coéquipier. Malheureusement, la carrière de ce dernier a été minée par les blessures alors nous n’avons jamais pu voir éclater son grand talent. Quant à Danny Davis, il s’agit d’un ancien arbitre qui a été converti en lutteur. Si je ne me trompe pas, c’est à WrestleMania 3 qu’il a fait ses débuts alors durant tout le match, on le voit jouer à l’autruche et n’entrer dans le ring que pour donner 1 ou 2 coups de pieds. Donc, durant le match on se demande quand Davis va se faire casser la gueule plutôt que de focuser sur l’action comme telle qui est d’ailleurs pas mal du tout. Après que Davis se soit fait tabasser par les Bulldogs et Santana, une mêlée éclate pendant laquelle, Jimmy Hart lance son mégaphone pour aider ses protéges. Une victoire classique des « méchants ».

GAGNANTS : HART FOUNDATION/DANNY DAVIS
COTE : 6,8/10


KOKO B. WARE
VS
BUTCH REED

Un match booké pour boucher un trou dans la carte. Ce match aurait quand même pus être bon si les deux combattants avaient eu plus de temps. Ware est un lutteur dans la lignée de Jimmy « Superfly » Snuka : très agile mais avec un léger manque de charisme qui l’a empêché de progresser . Reed était un powerman capable de faire des bonnes manœuvres. Malheureusement, le tout se fait rapidement et se termine suite à plongeon de Ware, renversé pour la victoire. Après le match, Tito Santana (qu’est-ce qu’il vient faire là lui?) vient donner une volée à Reed et Slick qui s’amusaient aux dépends de Ware. Fait à noter, pour la première fois du gala ou presque on a droit à un commentaire du cousin français, Roger Delaporte. Je sais que vous vous en foutez éperdument mais je fais mon boulot au moins!!!

GAGNANT : BUTCH REED
COTE : 5,3/10


On voit une récapitulation de la rivalité entre Ricky Steamboat et Randy Savage. C’est suivi d’une madame dont j’ignore l’identité (sûrement une vedette de l’époque) qui essaie d’interviewer Elizabeth mais se fait interrompre par le « Macho Man »

CHAMPIONNAT INTERCONTINENTAL:
RICKY “THE DRAGON” STEAMBOAT
VS
RANDY “MACHO MAN” SAVAGE

Tout fan de lutte qui se respecte se doit d’avoir dans sa collection ou au moins avoir vu ce match car il s’agit d’un des meilleurs combats de l’histoire de la WWF. Tout y est : de l’agilité, du brawling, de la technique, des renversements, un tout petit peu d’interférence extérieure, une bonne rivalité et en plus le titre intercontinental est en jeu. Cette ceinture avait, et je dis bien AVAIT une très grande importance à cette époque ce qui n’a fait que rajouter la cerise sur un gâteau déjà délicieux. Après 20 minutes, d’action de rebondissements Stemboat réussit à porte un petit paquet pour la victoire ce qui fait que la crédibilité de Savage n’en a pas été trop affectée, surtout qu’il a effectué un « face turn » peu de temps après. À voir absolument!!!

GAGNANT : RICKY « THE DRAGON » STEAMBOAT (NEW CHAMP)
COTE: 9,5/10


Entrevue de Mean Gene avec Jake Roberts et Alice Cooper. Les commentateurs répètent toujours à quel point ils trouvent Cooper affreux mais savent-ils que contrairement à Roberts, Cooper est maquillé?

On voit un bref historique de la rivalité entre le Snake et le Honky Tonk Man. On pourra dire ce qu’on voudra, le Honky Tonk Man a été un des plus grands heels de son époque et mérite d’être considéré parmi les meilleurs lutteurs à avoir détenu le titre intercontinental. On le voit ensuite avec Jimmy Hart et Mean Gene faire une mini entrevue.

JAKE “THE SNAKE” ROBERTS
VS
HONKY TONK MAN

Je dois dire, à regret, que ce combat m’a déçu. Le rythme est lent et décousu. L’action passe de l’intérieur, à l’extérieur, à l’intérieur enfin vous voyez le genre. Enfin, suite à une interférence de Jimmy Hart, le Honky Tonk Man se sert des cordes pour se mériter la victoire. Alice Cooper et Jake Roberts font ensuite la fête à Hart en lui déposant le serpent de Roberts sur le corps entre autres. Mais cela ne rachète pas ce combat de qualité douteuse.

GAGNANT : HONKY TONK MAN
COTE : 5,1/10


Vince interviewe Hulk Hogan. C’est long, c’est plate, c’est repetitive et en plus ma télécommande est brisée et je suis trop loin de mon video: je me dois donc d’endurer cette torture.

Mean Gene vient nous annoncer un record de 93,173 spectateurs à l’événement. C’est bien, surtout si l’on considère que les shows sont rarement Sold Out de nos jours.

Sean Mooney avec Nikolai Volkoff, Iron Sheik et Slick. Rien de très intéressant, bref rien tout court puisqu’on comprend pas grand chose. Volkoff est vraiment très mal habillé (désolé mais c’est tout ce qui m’est venu à l’esprit.)

KILLER BEES
VS
NIKOLAI VOLKOFF/IRON SHEIK

Les bons américains contre la menace communiste. Vraiment pathétique à quel point on peut mélanger fiction et réalité car les fans ont vraiment embarqué dans le combat. En passant, qu’est-ce que combat fait si haut dans la carte? Je me le demande encore, envoyez moi vos réponses que je puisse éclairer la chandelle de mon ignorance. En plus, alors que Volkoff s’apprête à chanter l’hymne national russe, Jim Duggan vient s’en mêler et décide de s’improviser manager des Killer Bees. Le match est potable jusqu'à ce que Duggan intervienne (aie-je besoin de dire à quel point il est médiocre) en assomant Sheik à l’aide de son 2X4. Aucun but…

GAGNANTS : NIKOLAI VOLKOFF/IRON SHEIK
COTE : 5,5/10


Segment de Mean Gene avec Andre The Giant et Bobby Heenan. Au moins c’est court. Cependant c’est suivi, d’une entrevue pré-enregistré de Sean Mooney avec Heenan.

On nous montre ensuite la rivalité entre les deux suivi de la conférence de presse au complet. Sacrament, à part que pour aller aux toilettes ou prendre une bière de plus, ca donne RIEN!!!

Pour me faire encore plus enrager, une AUTRE entrevue avec Hogan. C’est encore long, ennuyeux….bref il répète encore la même chose que toujours!!!

Bon enfin on passe au match. Même pas…on nous présente Bob Uecker, la vieille de tantôt que j’ai même pas pris la peine de prendre le nom en note.

WWF CHAMPIONSHIP:
HULK HOGAN
VS
ANDRE THE GIANT

J’ai attendu tout ce temps pour ça? On nous présente le combat comme la grande de deux grands athlètes, un occasion qu’on ne reverra pas de sitôt. C’est moche, lent, plein de spots manqués et prévisible à 100%. J’ose même pas en rajouter plus, de toute façon vous connaissez la suite. Évidemment, ca se termine avec un BodySlam suivi du Leg Drop….et des 10 minutes de poses plastiques qui terminent l’événement. J’imagine que d’avoir loué le PPV avec des amis, on se serait saoulé pendant le gala et ca aurait mieux passé mais là je suis à jeun et j’ai trouvé ca frustrant.

GAGNANT : HULK HOGAN
COTE : 2,7/10


Bon, j’avoue que la moyenne est pas très élevée, 5,25/10. Mais sachez que je suis très sévère alors c’est pas si mal. Le match Steamboat/Savage vaut a lui seul le prix du tape et le reste se regarde aisément. Juste voir la foule peut presque nous amener à être intéressé aux combats. En espérant que le WrestleMania de cette année saura nous captiver autant…

BiBiBaNax



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Wrestlemania III

Wrestlemania III (1987)
par BiBiBaNax

Cote:
5,25/10

Main Event:
Hulk Hogan vs Andre The Giant



 






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